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Focus sur la danse contemporaine européenne

Rencontre au UP Dance Studio le 27 juin dernier. Le public était essentiellement composé de danseurs, de choréographes et d’étudiants.
Rencontre au UP Dance Studio le 27 juin dernier. Le public était essentiellement composé de danseurs, de choréographes et d'étudiants.

Rencontre au UP Dance Studio le 27 juin dernier. Le public était essentiellement composé de danseurs, de choréographes et d’étudiants.

Presentation du Directeur du Centre de Développement Choréographique d’Avignon, Emmanuel Serafini
Presentation du Directeur du Centre de Développement Choréographique d'Avignon, Emmanuel Serafini

Presentation du Directeur du Centre de Développement Choréographique d’Avignon, Emmanuel Serafini

Rencontre au UP Dance Studio le 27 juin dernier. Le public était essentiellement composé de danseurs, de choréographes et d’étudiants.nce a été composée des chorégraphes, danseurs, et les étudiants
Rencontre au UP Dance Studio le 27 juin dernier. Le public était essentiellement composé de danseurs, de choréographes et d'étudiants.nce a été composée des chorégraphes, danseurs, et les étudiants

Rencontre au UP Dance Studio le 27 juin dernier. Le public était essentiellement composé de danseurs, de choréographes et d’étudiants.nce a été composée des chorégraphes, danseurs, et les étudiants

Intervention de Arco Renz (chorégraphe allemand), de Ilana Bellahsen (chorégraphe israélienne) et Emmanuel Serafini , en compagnie de l’Attachée culturelle de l’ambassade, Astrid Renoux
Intervention de Arco Renz (chorégraphe allemand), de Ilana Bellahsen (chorégraphe israélienne) et Emmanuel Serafini , en compagnie de l'Attachée culturelle de l'ambassade, Astrid Renoux

Intervention de Arco Renz (chorégraphe allemand), de Ilana Bellahsen (chorégraphe israélienne) et Emmanuel Serafini , en compagnie de l’Attachée culturelle de l’ambassade, Astrid Renoux

Le public a participé activement aux discussions
Le public a participé activement aux discussions

Le public a participé activement aux discussions

Les 3 chorégraphes répondent aux questions du public
Les 3 chorégraphes répondent aux questions du public

Les 3 chorégraphes répondent aux questions du public

Les chorégraphes et le public
Les chorégraphes et le public

Les chorégraphes et le public

Les chorégraphes avec les organisateurs de l’ambassade de France, l’ambassade d’Israël, UP Diliman et LPU
Les chorégraphes avec les organisateurs de l'ambassade de France, l'ambassade d'Israël, UP Diliman et LPU

Les chorégraphes avec les organisateurs de l’ambassade de France, l’ambassade d’Israël, UP Diliman et LPU

Le Goethe-Institut, l’ambassade de France aux Philippines, l’Alliance Française de Manille, l’ambassade d’Italie aux Philippines - dans le cadre du cluster EUNIC-Philippines (European Union National Institutes for Culture), en collaboration avec l’ambassade d’Israël ont organisé conjointement un ensemble d’événements sur la danse contemporaine durant les mois de mai et juin 2012. Le Manila Contemporary Dance Network, organisateur du WIFI_Body Dance Festival – biennale de la danse contemporaine de Manille, était le partenaire principal du projet en associant les activités du focus à son festival.

Dans le cadre de ce projet, nous avons proposé un ensemble d’ateliers, conférences, représentations et projections vidéos à un public très éclectique, composé de professionnels, d’amateurs et de novices.

Lors des workshops, les participants ont pu découvrir diverses pratiques de la danse contemporaine en Europe et en Israël, et travailler sur le mouvement grâce aux interventions de Arco Renz (chorégraphe allemand) et d’Ilana Bellahsen (chorégraphe israélienne).

Le public de Manille a par ailleurs été conquis par les représentations des dernières créations des compagnies chorégraphiques de Fabrizzio Favale (Italie) et de Blanca Li (France).

En effet, avec Elektro Kif, la chorégraphe Blanca Li signe un spectacle pétillant et plein de liberté, ne pouvant laisser le public indifférent. Elle nous plonge dans l’univers de la tecktonik, forme de danse urbaine née dans les années 2000 en France et raconte l’histoire de jeunes adolescents en quête d’identité et de reconnaissance dans leur environnement social. La chorégraphe s’est appuyée sur huit interprètes sélectionnés pour leur maestria sur le terrain de la danse électro, mais aussi pour leur talent à incarner des personnages sur scène. Phénomène qui bouscule notre vision de la danse contemporaine, Elektro Kif est superbement réussit !

L’ambassade de France et l’Alliance Française de Manille ont également organisé des projections de films chorégraphiques pour sensibiliser le public (principalement des étudiants et des jeunes danseurs ou chorégraphes philippins) aux multiples formes de la danse contemporaine européenne : de l’expressionnisme allemand à la non-danse française des années 80 en passant par les danses urbaines ou le ballet contemporain. Emmanuel Serafini, directeur du Centre de Développement Chorégraphique – les Hivernales d’Avignon, était présent pour commenter certaines vidéos et échanger sur son expérience -en tant que directeur de structure chorégraphique et programmateur d’un festival annuel.

Ces rencontres nous ont permis d’évaluer les difficultés rencontrées par le milieu de la danse contemporaine philippine. Le public philippin et le milieu de danse local ont peu de connaissances génériques sur l’étendue de la danse contemporaine et ses pratiques diverses. En effet, la communauté de danseurs installés à Manille reste très en retrait des grandes scènes manilènes où elle pourrait toucher un public élargi. De même, elle accède rarement aux programmes de résidences proposés internationalement et aux récentes créations produites ailleurs, Manille ne faisant que rarement partie des circuits de tournées internationales. Dès lors, les danseurs et chorégraphes locaux vivent et nourrissent leur travail en vase-clos. Là où d’autres secteurs artistiques, tels que comme les arts visuels (principalement la peinture) ou le cinéma, ont réussi à trouver leur identité philippine et à se renouveler jusqu’à accéder à la scène internationale, la danse contemporaine philippine ne concerne actuellement qu’une communauté de danseurs qui peine à trouver ses inspirations chorégraphiques et un public grandissant.

Pourtant, les danseurs semblent doués et apprennent avec une extrême rapidité. Les quelques heures d’échanges entre les danseurs de Blanca Li et de jeunes danseurs philippins ont mis en lumière leur faculté d’adaptation et d’apprentissage. Il apparaît donc important d’aider cette jeune génération talentueuse et lui permettre d’aller à la rencontre de l’autre : - Soit en participant à des programmes de résidences en France ;

- Soit en multipliant les projections de films chorégraphiques - pour faire circuler l’information et montrer ce qui se fait ailleurs ;
- Soit en faisant venir d’autres chorégraphes européens pour des représentations et des workshops.

Aussi, il est essentiel de maintenir ce focus en lien avec nos partenaires européens pour présenter au public et aux danseurs locaux la création contemporaine européenne dans sa plus grande diversité et ainsi nourrir leur propre écriture chorégraphique. Afin d’assurer une plus grande visibilité au milieu chorégraphique et d’aider cette communauté à se structurer, nous devons continuer à organiser ce programme en collaboration avec le Wifi-Body Danse Festival et le Manila Contemporary Dance network.

Enfin, un tel programme permet également à un certains nombres de chorégraphes et danseurs européens de venir à la rencontre d’un public et de professionnels philippins. Ce déplacement traduit une volonté d’ouverture à l’international et une appétence pour la découverte de l’inconnu. Pour les professionnels européens de la danse, s’échapper de leur pays et du contexte socioculturel qui les entoure, n’est pas seulement une volonté mais aussi une nécessité artistique. Cette démarche est essentielle au processus de création artistique qui se construit généralement au gré des rencontres et des échanges. Après tout le théâtre (pris au sens large, recouvrant l’ensemble de la production dramatique) est un « art du voyage : voyage dans l’espace, dans le temps et dans l’imaginaire. Depuis toujours les gens du théâtre parcourent le monde et du choc de leurs rencontres naissent de nouvelles aventures artistiques » [1]. On se souvient des spectacles de Peter Brook ou d’Ariane Mnouchkine qui ont su emprunter des formes d’expression à l’Orient et qui en retour ont également marqué d’autres cultures dramatiques après des tournées à l’international. L’exil, le déplacement, le voyage en tant qu’espaces de confrontation avec d’autres esthétiques et d’autres cultures sont donc essentiels au processus même de création. La rencontre avec l’autre est l’occasion d’échanger les savoirs faire et de créer une « altérité dans le travail » comme le souligne le chorégraphe Angelin Preljocaj. [2]

Pour savoir plus, cliquez ici.

[1] Bernard Debroux, fondateur de la revue Alternatives Théâtrales, « Aller vers l’ailleurs, territoires et Voyages ». Festival d’Avignon 2006. Alternatives Théâtrales, n°89, 2006, p. 3.

[2] « De la nécessité artistique de circuler : parole d’artistes », De nouvelles voies pour la diffusion du spectacle vivant en Europe, colloque des 24 et 25 novembre 2008 organisé par la DMDTS et l’ONDA, en partenariat avec la Cité internationale universitaire de Paris dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne.


Dernière modification : 16.08.2012

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